Dimanche 2 mars 2008
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Nous devons avouer que nous sommes un peu nostalgiques d’une certaine extrême-gauche qui savait choisir ses causes par passion, sans calcul politique ou crainte d’être politiquement incorrect.
Même si nous ne les aimons guère, nous ne pouvions nous empêcher de trouver admirable de voir dans les années 90, le PTB revendiquer haut et fort son communisme au moment où celui-ci s’effondrait
partout dans le monde.
Certains d’entre nous se souviennent même en 1999 au moment des bombardements de l’OTAN sur la Serbie, de manifestations du PTB sur ce thème. Manifestations réprimées avec violence par la police.
Mais cette époque semble révolue car un fait politique secondaire mais néanmoins marquant qui découle de la déclaration d’indépendance du Kosovo est la lâcheté politique que l’ensemble de
l’extrême-gauche belge a témoigné à cette occasion .
La palme revenant sans aucun doute aux trotskistes. Toujours autant soumis aux agents d’influence américains qui pullulent dans leurs organes de direction (avant de devenir les
« néo-cons » de demain), les 2 frères ennemis trotskistes rivalisent de servilité dans le dossier du Kosovo.
La LCR belge (ex-LRT, ex-POS) n’en parle pas ! Pas une ligne sur cette problématique n’apparaît sur son site. Quant à la LSP-MAS, elle en parle sans oser vraiment dire ce qu’elle en pense
même si en utilisant le nom albanisé du Kosovo (Kossova), elle montré néanmoins de quel côté, son cœur balance…
Le PTB maoïste qui fut pourtant un des plus fervents défenseurs de la Serbie semble aussi être devenu très timide sur le sujet. Il a bien publié un article sur le sujet, bien discret dans les
pages internationales, où bien qu’on y critique les hommes qui seront au pouvoir au Kosovo, on ne trouve pas un réel soutien à la Serbie…si ce n’est dans une déclaration commune avec d’autres
partis communistes, encore mieux cachée sur le site. Il est vrai que le PTB, encouragé par de bons résultats aux dernières communales, est en train de se relifter vers une gauche plus
politiquement correcte : refus de la terminologie « extrême-gauche », condamnation de la lutte armée de groupes auparavant amis comme le groupe turc DHKP-C, critiques envers le
régime cubain, rapprochement avec l’aile gauche des partis socialistes.
Cette gauche là devient l'idiot utile du système. Nous n'en sommes pas ! Nous n'en voulons pas ! Nous sommes la Gauche Nationale !